SOIRÉE D’OUVERTURE
MERCREDI 18 NOVEMBRE — 18h

Station Ausone
8 rue de la Vieille Tour
33000 Bordeaux
www.station-ausone.com
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Deux films de Jean-Daniel Pollet


MÉDITERRANÉE
France / 1963 / couleur / 45 min.
Texte de Philippe Sollers
Musique d’Antoine Duhamel

MÉDITERRANÉE, œuvre clé de Jean-Daniel Pollet, est née d’un périple de 35 000 km autour de la Mer du Milieu en compagnie du cinéaste allemand Volker Schlöndorff. À partir de six heures de rushes tournés sans idée préconçue, une cinquantaine de plans, ramenés en particulier de Grèce - panoramiques, paysages, vestiges, visages de pierre et de chair - constituent un alphabet d'images sur lequel le cinéaste, en un montage musical, répartit rigoureusement selon une logique secrète les mots de Sollers et la composition d'Antoine Duhamel. Entre passé immémorial et présent fugace, les images de vie et de mort, comme des cartes, sont obsessionnellement redistribuées en une énigmatique ritournelle. Insaisissable, inépuisable. Un voyage mental, une rêverie, un éblouissement. Un pur poème cinématographique.

Précédé de


BASSAE
France / 1964 / couleur / 9 min.
Texte d’Alexandre Astruc dit par Jean Negroni
Bande sonore : G.Montassut

Bassae est un des sites archéologiques les mieux conservés de la Grèce antique, perdu à 1130 m sur les hauteurs du territoire de Phigalie, dans le Péloponnèse. Ici, Pollet quadrille avec une lenteur majestueuse les ruines solitaires du temple d’Apollon Épicourios, attribué à Ictinos, l’architecte du Parthénon. Le texte d’Alexandre Astruc redonne vie aux colonnes de calcaire patiné. La caméra devient une machine à explorer le temps.

— Soirée d’ouverture du cycle en présence de Jean-Paul Fargier
Rencontre-signature autour de son « Autobiographie - La vie retrouvée de Jean-Daniel Pollet » (Éditions de l’Œil, 2020)

— Deuxième séance de MÉDITERRANÉE et BASSAE le Dimanche 29 novembre à 20h30 au Cinéma Utopia
avec la projection de GRADIVA - ESQUISSE 1 de Raymonde Carasco et HÉRACLITE L’OBSCUR de Patrick Deval