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ARTS AUDIOVISUELS & CINÉMAS DE TRAVERSE

ARTS AUDIOVISUELS & CINÉMAS DE TRAVERSE

Philippe Lacoue-Labarthe. Photo © François Lagarde


SAMEDI 22 MARS 2014
17H30
AUDITORIUM JEAN-JACQUES BEL
BIBLIOTHÈQUE MÉRIADECK

Entrée libre

Projection précédée à 16H00 d’une rencontre avec les réalisateurs
autour de leur démarche éditoriale au sein de HORS-ŒIL EDITIONS.

Philippe Lacoue-Labarthe, Altus
Un film de Christine Baudillon et François Lagarde
Une production Hors-œil éditions
France, 2001-2013, couleur et n&b, 66 min.


« …on peut sombrer
tout autant dans la hauteur, la lumière :
tomber dans le bleu du ciel, pur effacement. »
(Philippe Lacoue-Labarthe, Phrase III)

Altus, ou la chute dans les profondeurs célestes – tomber dans la hauteur pour atteindre
les cimes de la pensée philosophique, autant que dans la profondeur, celle de la folie.

À l’origine de ce portrait du philosophe, écrivain et dramaturge Philippe Lacoue-Labarthe (1940-2007) au travers des ouvrages importants qu’il affectionnait, il y a un premier film en hommage au poème Andenken de Hölderlin écrit entre 1803 et 1805 après un séjour à Bordeaux, et le projet d’adapter la nouvelle Lenz de Büchner, texte écrit en 1835 et d’une modernité stupéfiante, dont on entend ici les premières pages lues par Jean-Christophe Bailly.
Les images d’Altus, tournées six ans avant la mort de Lacoue-Labarthe, sont nées du désir d’un « voyage visionnaire » dans les lieux où ont été écrit les grands textes de la philosophie et de la poésie : Iena pour Hegel et Schelling, l’île Saint-Pierre pour Rousseau, Sils-Maria pour Nietzsche, Tübingen pour Hölderlin… Lacoue-Labarthe y apparaît d’une manière lumineuse, esprit vif doté d’une acuité phénoménale, un sens de l’humour extraordinaire et une émotion bouleversante.
On y entend sa diction qui était profondément musicale, un sens du rythme, de la syncope et du silence – cette oralité qui lui était chère. Et d’une séquence quasi burlesque au pied du « Rocher de l’éternel retour » au bord du lac de Silvaplana, tournant le dos à la pose du poète ou du philosophe qu’il exécrait, il a soudain des allures d’un Monsieur Hulot sans accessoires, juste le port du noir, « noir comme mon âme », disait-il.
Nous passons alors du côté de la fiction, nous quittons Lacoue-Labarthe écrivain et le découvrons acteur de cinéma.


Pierre gravée du texte « L’autre chant de la danse » de Nietzsche, presqu’île de Chastè

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