...Harry Lachman dans son DANTE'S INFERNO de 1935 (visible intégralement ici), puisant amplement et de manière saisissante dans l'imaginaire visuel de Gustave Doré, dont les gravures illustraient l'édition de 1861 de LA DIVINE COMÉDIE de Dante Alighieri.
Harry Lachman était un scénographe et un peintre réputé qui signe ici une séquence d'anthologie, intégrant des plans initialement teintés en rouge de la version muette de 1924
de DANTE'S INFERNO, par Henry Otto.

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"Le bonheur absolu, c'est d'être d'accord avec la répétition.
Sans quoi c'est l'enfer.
Nous sommes une répétition, il me semble.
Si je descends dans cette répétition, ou bien je vais éprouver une grande souffrance, de voir que suis condamné, ou damné par cette répétition — dans L'ENFER de Dante, les gens se répètent.
La damnation, c'est d'être obligé de se répéter dans les limites d'un corps qui a été condamné à ne réitérer que le même geste ou la même pensée très limités, c'est ça l'enfer.
Le paradis, en revanche, c'est la répétition mélodique ou musicale de la joie qu'il y a à se répéter dans l'illimité
."

— Philippe Sollers, dans CONTRETEMPS, un film de Jean-Daniel Pollet (1988)