
Vendredi 4 juin - 20h30
entrée : 5 euros
concert Live électronique
AnAhAtA
AnAhAtA compose une musique électroacoustique jouée sur des instruments issus de la lutherie électronique contemporaine. Le geste est interprété en temps réel et guide ainsi la production sonore.
Trio pour deux méta instruments, instrument truffé de capteurs des coudes jusqu’au bout des doigts et voix dite augmentée, c'est-à-dire contrôlée à l’aide d’un tapis réactif combiné à une manette de jeu sans fil. Ce groupe compose une musique sibylline, voguant entre excitation débordante et calme réconfortant.
Julia AL'ABED : voix augmentée, Joseph LARRALDE : méta-instrument, Florent COLAUTTI : méta-instruments.
Damien SORRENTINO/Joseph LARRALDE
Les deux artistes proposent un concert de musique improvisée sur un instrument électronique particulier : le BoidSpat, système tentaculaire conçu par eux-mêmes, synthétiseur / corélateur de formes musicales et de trajectoires spatiales dont la particularité est d’intégrer l’espace au même titre que les autres paramètres sonores avec lesquels il permet de jouer. Il s’agit de vivre ici une expérience acoustique immersive nous plongeant dans une réalité sonore augmentée, se basant sur un travail de ré interprétation de prises de sons en direct.
Musicien par vocation, Joseph Larralde suit en parallèle des études de programmation informatique orientée multimédia à l’Université Bordeaux 1 (Master Pro II), et de composition électroacoustique au Conservatoire de Bordeaux (DEM). Fort de ces connaissances ainsi que d’une longue expérience de compositeur / instrumentiste au sein de diverses formations rock, il rejoint le SCRIME où il travaille actuellement comme assistant musical et développeur d’instruments virtuels. Il œuvre également pour que la musique électroacoustique puisse être jouée par les humains et concrétise cette volonté à travers sa pratique de méta-instrumentiste au sein du trio AnAhAtA (musique électroacoustique temps-réel).
Julia AL'ABED
Vox-In, chapitre IV
pièce libre pour objets sonores augmentés
Par ses sonorités concrètes et électroniques, Vox-in fraie son chemin comme dans un rêve, reflets étranges à la fois primesautiers, étirés et trépidants.
Amoureuse de la capture sonore, Julia Al'abed chante aussi partout, tout le temps. Avide de nouveauté et curieuse de partager le plus grand nombre d’expériences sonores tant personnelles que collectives, elle évolue dans diverses formations et mène un projet solo (dZou). Diplômée en composition électroacoustique (2008, Conservatoire de Bordeaux), sa musique a notamment été entendu au festival Synthèse (2007), au Sonic odyssey (Los Angeles), ou encore à la Maison Salvan (Toulouse).
Florent COLAUTTI
NanoBio+++
dispositif comportemental en quadriphonie
Un petit monde grouillant, une sorte de matière grise. De petits atomes composent un univers sonore, ce nano monde dans lequel nous évoluons, le chant des cellules électroniques.
Après des études en architecture, il étudie la composition avec C. Eloy, R.R. Larivière, C. Havel, J.Y. Bosseur et P. Leroux, obtient un DEM de composition électroacoustique et instrumentale au conservatoire de Bordeaux. Il participe aux projets artistiques du SCRIME, collabore avec la compagnie Mobilis/immobilis, l’ensemble Proxima Centauri. Sa musique est jouée dans divers festivals ou centres d’arts (Sonic odyssey {Los angeles}, Maison Salvan {toulouse}), 6e forum de la jeune création contemporaine (SIMC), festival Futura 2009, au Festival di Interpretazione della Musica Acousmatica de Cagliari (Sardaigne), au centre d’art d’Orford (Quebec). En 2009, il obtient un prix Sacem, ainsi que le 1er prix de composition, concours « vacances percutantes », pour quatuor de percussions.
Marek KASTELNIK
Interlude pour piano réparé
Un vieux piano désaccordé traîne dans un hangar. Un «mécasicien» le démonte, l’ausculte, l’écoute...Des sons inconnus naissent. Des sons «concrets» pour une musique de la matière. Un lien direct avec l’objet sonore pour une musicalité de l’instant.
Marek Kastelnik est pianiste et comédien. Il a étudié la composition pendant trois ans aux côtés de Christian Eloy et Jean-Yves Bosseur, et l’improvisation dans divers stages dirigés par Sylain Roux, François Rossé, Sylvain Kassap... Depuis un an il travaille «à l’intérieur» des pianos pour mieux en connaître l’anatomie. Son «interlude pour piano réparé» est la somme de ses différentes formations.
Samedi 5 juin - 17h
participation libre
concert acousmatique et mixte
Dispositif de spatialisation sur 16 haut-parleurs
-Ouverture vocale par Julia AL'ABED a capella (dans un premier temps amplifiée et spatialisée puis progressivement acoustique jouant avec les propriétés réverbérantes du lieu)
pièces acousmatiques :
Tana BARBIER
Scène clandestine à Pantin
(10'20)
"La scène clandestine est celle des hackers français du début des années 90. Cette pièce est un travail préalable à la musique d’un film interactif, « scène clandestine » de Basile Remaury, en cours de production.
Après avoir découvert la musique par la guitare rock, je me suis rapidement tourné vers l'expérimentation rudimentaire de l’enregistrement, puis de plus en plus vers le travail du son comme moyen d’expression. Je prépare actuellement le DEM de composition electro acoustique dans la classe de Christine Groult au CNR de Pantin." T.B.
Christophe RATIER
Rouge lézard
(2010, 8'30)
Selon une légende, deux messagers furent envoyés sur la Terre. Le Caméléon, qui devait annoncer aux Hommes la résurrection après la mort; le Lézard lui, portait l'annonce de la mort sans repos. Le messager qui devait arriver le premier devait seul demeurer efficace. Le Lézard trompa le Caméléon et lui dit : " va lentement , lentement! ... si tu cours, tu vas ébranler le Monde!" . Puis , prenant les devants, il annonça la mort sans retour.
Clarinettiste, Christophe Ratier évolue sur scène depuis 10 ans au sein de formations abordant musiques populaires, expérimentales et improvisées. Dans l’optique d’étendre son expérience, il étudie la composition électroacoustique.
Christian ELOY
L’Arpa aumentato
(2009, 9’15)
L’arpa aumentato est une version acousmatique de L’Arpa di Laura, pièce mixte interactive, dans laquelle les traitements électroniques sont refaits en studio et remontés dans un nouveau discours qui ne pourrait pas se faire en jeu direct. Les traitements numériques tendent à élargir et enrichir la palette de l’instrument, particulièrement sur le plan spectral, mais une écriture instrumentale fouillée, assure une volonté de préserver l’originalité et l’histoire du son de la harpe (au sens schaefférien). La référence à Laura, interprète remarquable, harpiste mythique de la fin du 16ème siècle à la cour du duc d’Este à Ferrare, se justifie par la similitude dans la recherche de modernisation et “d’extension“ de cet instrument avec l’ajout de cordes (arpa doppia, trippia, etc.) à cette époque.La pièce tient compte de ce point de départ historique (diatonisme et ambitus réduit), mais c’est aussi une anecdote et une façon détournée pour explorer et enrichir cet instrument impressionnant, dont l’histoire est certainement parmi les plus anciennes.
Né à Amiens où il fait des études de flûte et d'écriture au CNR, puis au CNSM de Paris. Etudie la musique électroacoustique avec Ivo Malec, Guy Rebeil, au GRM et à L'IRCAM. Professeur de composition électroacoustique au CNR de Bordeaux depuis 1989. Fondateur et directeur artistique du SCRIME. Compositeur d'une cinquantaine d'oeuvres instrumentales, vocales, et électroacoustiques, de pièces pédagogiques (contes électroacoustique et opéras pour enfants), dont plusieurs commandes d'état et de Radio France.
Pièces mixtes :
Steve REICH
Electric counterpoint, pour guitare électrique et bandes multipistes
interpréte : Guillaume Lacoste.
«Electric Counterpoint est une commande de l’Académie de Musique lors du Next Wave Festival pour le guitariste Pat Metheny. cette pièce a été composée durant l’été 1987. La durée est d’approximativement 15 min. C’est la troisième d’une série de pièces (la première, Vermont Counterpoint en 1982 pour le flûtiste Ransom Wilson, suivie de New York Counterpoint en 1985 pour le clarinettiste Richard Stolzman) toutes traitant avec un soliste contre une bande pré-enregistrée par eux mêmes. Dans Electric Counterpoint, le soliste pré-enregistre les parties des 10 guitares, 2 basses électriques et joue la onzième et dernière partie contre la bande…» Steve Reich.
Guillaume Lacoste est né à Paris en 1978 d’un père français et d’une mère chilienne. Il étudie avec Christian Rivet et Pablo Marquez. A 18 ans, il remporte le Concours International de Rennes et le Concours International d’île de France. Il étudie la musique ancienne avec Iasunori Imamura et Hopkinson Smith; le chemin qu’il se fraie l’emporte naturellement vers la musique de chambre en jouant avec divers ensembles. Curieux des possibilités développées grâce aux nouvelles technologies, il s’initie à l’électroacoustique auprès de Rémi Dury. En 2002, il est invité par l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg pour jouer le Concerto Andalou de Joaquin Rodrigo. Actuellement, il se produit régulièrement avec l’Orchestre de Paris. Les rencontres avec le théâtre l’ont amené en résidences au Théâtre de la Madeleine à Reims, au Théâtre d’Arles. Il enregistre plusieurs émissions radiophoniques pour France Musique et France Culture.
Florent GHYS
petites pièces pour contrebasse électrique, voix, ordinateur
vidéo : ISABELLE SOLAS.
Florent Ghys est compositeur de musique acoustique et contrebassiste français. Il utilise les sèche-cheveux, les clignotants, les aspirateurs, les nombres et aime contrôler l'aléatoire. En tant que compositeur, il travaille dans un style entre musique contemporaine et populaire, cherchant à créer des masses tonales à pulsations plus ou moins régulières et s'apparentant souvent au courant des musiques dites contemporaines minimalistes américaines. Il collabore avec différents ensembles et musiciens, développe un solo avec ordinateur sous le nom de Antisolo, appuyant son goût pour l'échantillonnage de bulletins météo et autres flots de paroles radiophoniques et télévisuelles.
Florent COLAUTTI
Substance artificielle, artifice d’une substance, pour 2 musiciens
interprètes : Guillaume Lacoste, Florent Colautti.
"Façonné autour de deux sons dits ‘parasites’ par les techniciens du son, devenant progressivement un son de mon quotidien, j’ai cherché à développer leurs caractéristiques pour les intégrer dans une forme ‘musicale’." F.C.
PROJECTIONS ET INSTALLATIONS LUMINEUSES
Mathieu DELCOURT
Des tracés lumineux sont projetés dans l'espace. Basés sur les composants architecturaux du lieu même (angles, coins , perspectives...), ils s'intègrent et se superposent à la structure du bâtiment, en retracent les contours, rejouent les formes, les déplacent, délimitent des zones... Animés d'un léger mouvement, ces tracés se comparent aux lignes fixes de l'architecture, et fabriquent comme un double flottant et fictionnel de l'espace dans lesquels ils s'inscrivent.
Mathieu Delcourt travaille à partir d’images photographiques ou vidéo dont il recompose les éléments pour en fabriquer des fictions temporelles et spatiales. Par le croisement de différents types d’images et dispositifs, il s’intéresse aux entre deux des images, ainsi qu’aux interstices crées par leurs déplacements. La place du spectateur et la perception des images dans ce qu’elles ont de paradoxal est au coeur de son travail. Actuellement en année de diplôme à l’École des beaux-arts de Bordeaux, il a collaboré avec le théâtre et à la réalisation de diverses expositions collectives en région Aquitaine. Il a également une formation de musicien, en violon classique à L’ENMA de l’Aveyron ainsi qu’en composition électroacoustique au conservatoire de Bordeaux.
Coline HATEAU
Installations textiles, ampoules à incandescence
et projections analogiques
Des textiles sont ici les supports de projections lumineuses : les tissus noués, emmêlés, qui pendent, déchirés, envahissent l’espace, comme une prolifération de matières et d’ombres. Les projections s’inspirent des végétaux et des insectes, associant des éléments naturels à des morceaux de verre, de métal, de dentelle et des liquides. Les diapositives faites d’ailes d'insectes jouent de la transparence, des textures et des dimensions. Des grappes d’ampoules nues, transparentes et de tailles différentes pendent du plafond...
Coline Hateau pioche dans plusieurs palettes avec une constante : un goût pour la matière et la texture, un travail oscillant entre le micro et le macroscopique, au sein d'un univers en suspension, éthéré et intemporel.
Ses registres d’intervention vont des scènes de théâtre aux scènes des musiques actuelles, de costumes en décors, d’improvisations visuelles à l’accompagnement de projets scolaires, d’installations plastiques en habillage de lieux.
Elle est membre actif du collectif Ça-i. Titulaire d’une licence d’Arts Appliqués (faculté de Toulouse), elle vit et travaille en Béarn.
