DÉSORDRE
— échos de Mai 68 au cinéma

DÉSORDRE +
MARDI 6 MARS — 12H30

DANS LE CADRE DE CINÉMIDI

BIBLIOTHÈQUE MÉRIADECK
85 Cours du Maréchal Juin - Bordeaux
Entrée libre


"C'est donc cela l'art de la représentation de l'histoire. Il repose sur une perspective faussée. Nous, les survivants, nous voyons les choses de haut, toutes en même temps, et cependant nous ne savons pas comment c'était."
(illustration : Paris incendié, Mai 1871. NUMA fils © Saint-Denis, musée d'art et d'histoire - Cliché I. Andréani)

LA COMMUNE, LOUISE MICHEL ET NOUS
Michèle Gard

France / 1972 / n&b / projection 16mm / 43 min.

A partir du rôle joué par Louise Michel dans la Commune de Paris, ce film établit un lien entre la Commune de 1871 et les luttes révolutionnaires du XXe siècle. Le décalage entre l'image, qui fait l'apologie des mouvements révolutionnaires, et le commentaire, qui fait de Louise Michel une idéaliste romantique, donne à ce film une place à part dans la production du cinéma militant des années 1970. Produit par Pascal Aubier, le générique de fin remercie Vautier, Marker, Marret, SLON... dont on sent l'empreinte.
Le film est un montage très dense de sources filmiques et d'archives diverses. On retrouve même le court dessin animé de Lee Savage, Mickey Mouse au Vietnam. Le commentaire est dit par Hélène Martin et Marc Ogeret.

Film précédé de

LA MORT DU RAT
Pascal Aubier

France / 1973 / n&b / projection 16mm / sans paroles / 7 min.
Grand prix du festival d'Oberhausen, 1973.

Fable politique : un ouvrier enchaîné aux cadences d'une usine d'emballage de haricots se rebiffe, est sermonné, rentre chez lui, brutalise sa femme, qui gifle son gamin, qui donne un coup de pied au chien, qui saute sur le chat qui tue le rat.