Dans le cadre du Mois du film documentaire
sur une proposition de l'association Monoquini

VENDREDI 6 NOVEMBRE — 18H
Bibliothèque Pierre Veilletet — Caudéran

Entrée libre et gratuite sur inscription au 05 24 57 67 60

ANNULÉ

WHILE WE KISS THE SKY
(Kofuku wa Hibi no Naka Ni)
Un film de Werner Penzel & Ayako Mogi

Allemagne-Japon / 2015 / couleur / 1h09 / VOSTF

Séance présentée par Bertrand Grimault, programmateur au sein de l’association Monoquini
et suivie d’un échange avec Roland Bourbon, musicien, percussionniste, co-fondateur de la Compagnie Fracas

Werner Penzel (cinéaste allemand célébré pour le portrait du musicien Fred Frith, Step Across the Border, co-réalisé en 1990 avec le suisse Nicolas Humbert) et son épouse, la photographe Ayako Mogi, nous emmènent avec ce documentaire au sein de la communauté de Shobu Gakuen, dans la préfecture de Kagoshima au Japon - une institution créée pour accueillir et accompagner les handicapés mentaux.
"Profiter de la réalité ensemble, sans se focaliser sur les différences". Telle est la philosophie de Shin Fukumori, le chaleureux directeur et animateur de ce lieu hors norme, dans tous les sens du terme, interrogeant la notion même de « normalité » que la société, dans ses préjugés, fixe comme indicateur.
Shobu Gakuen est un lieu de vie et de création artistique, ouvert sur le monde extérieur. Les visiteurs peuvent accéder à un café-restaurant et à une boulangerie, tous deux gérés par les résidents.
Les ateliers offrent à chacun-e la possibilité de pratiquer de multiples activités et de s’exprimer librement dans une pratique artistique, individuellement ou collectivement.
Ainsi a été fondé un grand orchestre, « otto & orabu », qui au-delà d’une simple fonction thérapeutique, fédère éducateurs et pensionnaires dans la joie parfois extatique que procure la musique, au travers des répétitions et des concerts donnés en public.
Si le handicap mental n’exclut pas la souffrance et la solitude, le film de Penzel et Mogi offre un merveilleux contrepoint, plein de drôlerie et de légèreté, sur le potentiel de ces personnes que le conformisme social juge « inadaptées » et qui trouvent en Shobu Gakuen un espace bienveillant où elles peuvent s‘épanouir.