LES VISITEURS DU SON # 1

mardi 23 octobre à 21h
aux Lectures Aléatoires

19 rue des Augustins - Bordeaux (Victoire)

concert / performance dansée

Mathias Forge // trombone
David Chiesa // contrebasse
Laure Terrier // danse

Première collaboration pour ces trois artistes qui ont pour coutume de croiser leur pratique respective avec d’autres et en tous lieux. Leurs territoires de jeux s’appuient sur une forte relation au réel, avec une attention aigüe à l'environnement sonore comme matière musicale en soi et aux contextes les plus divers comme espaces chorégraphiques potentiels. Laure Terrier, Mathias Forge et David Chiesa proposent une performance en relation intime avec le lieu et avec le public, sur le mode de l'improvisation, tous sens dehors.



Laure Terrier
Laure Terrier est la fondatrice, en 2004 à Besançon, de la compagnie Jeanne Simone, née du désir d'explorer une dramaturgie du corps en relation à l’espace.
Les créations de Jeanne Simone naissent d’une relation intime et sensorielle avec des lieux et questionnent l’être dans ses espaces quotidiens, autant que le vivre ensemble. La proposition artistique, un lieu, ses habitants, ses passants et le public convoqué sont autant de partenaires, de figurants, et c’est cette rencontre entre réalité et fiction qui est porteuse d’histoires. L’écriture chorégraphique naît du mélange de registres : corps quotidien, corps décalé, corps révélateur et résonnant.
La danse souligne l’architecture autant que la fonction du lieu et sa dramaturgie intrinsèque. Les passages entre ces états de corps et de présence les mettent en regard l’un l’autre. Ils créent un effet miroir avec les autres corps présents, s’imbriquent, de façon à ce que la quotidienneté devienne poétique et que la danse devienne quotidienne.


David Chiesa
Travaillant depuis 1997 sur la notion d'improvisation, David Chiesa nourrit son travail de la relation aux autres pratiques artistiques :
la danse (avec Fine Kwiatkowski, Marie Cambois, Véronique Albert, Yukiko Nakamura, Abdesalam Raji, Masaki Iwana...), la poésie (avec Ly Thanh Tien, Charles Pennequin...), le cinéma expérimental (avec Xavier Quérel, Gaëlle Rouard...), la lumière (Christophe Cardoen, Sébastien Perroud, Julien Lobbedez...).
Son jeu s’appuie sur la matière du réel et l'individualité dans l'improvisation. Il est aussi fortement influencé par les articulations propres aux musiques électro-acoustiques avec lesquelles il collabore régulièrement.
Après avoir participé à l'aventure du réseau d'artistes La Flibuste et avoir travaillé avec le Collectif Ouie Dire, il co-fonde l'association Le Clou engagée dans la réflexion et la diffusion des pratiques de l'improvisation.
En tant qu'improvisateur, il participe à de nombreuses rencontres et multiplie les collaborations sur le long terme avec des musiciens tels que Jean Luc Guionnet, Mathieu Werchowski, Jean-Sébastien Mariage, Anne Julie Rollet... Il a joué en Europe, aux États Unis, au Liban, en Afrique, au Japon, en Estonie.
http://david.chiesa.free.fr/



Mathias Forge
Descendant d’une longue famille de scieurs, Mathias est définitivement roannais. C’est grâce à un piano droit et un bonnet qu’il commencera par quelques ersatz d'imitations « monkiennes » pour finalement aller se perdre avec joie dans la libre improvisation, qu’il pratique régulièrement avec Cyril Epinat (DUO…), le collectif ISHTAR (Masal Caldi), Emilie Borgo (Skratroum), Xavier Saïki (Sapiens), Olivier Toulemonde et Christine Sehnaoui (CMO); et ponctuellement avec qui veut.
Il joue le trombone et les transistors, prépare le piano (toujours droit), mais ne manque pas de collaborer avec danseurs, peintres, poètes et skaters, ou de s’amuser à quelques massages sonores à l’aide d’un dispositif construit avec quelques parties du trombone. Il aime encore bien composer ou arranger la musique quand il peut ou quand on lui demande (cf : La Baskour, Quatuor MONK, Quatuor PLI, ou autres projets ponctuels) et sillonne avec plaisir les rues et les places publiques avec Les Arcandiers ou la Cie Jeanne Simone.
Il croit à l’authenticité, l’abstraction archaïque et aux petites choses.

FILM
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Milk and Glass
de Sarah Pucill
(GB / 1993 / 16mm / 10 mn)
Un voyage qui part de la surface du corps pour explorer les méandres et canaux d'un paysage intérieur.
Dans cette étonnante performance filmique, véritable exhutoire d'un espace du dedans, la présence corporelle de l'artiste est réduite à des fragments pelliculaires projetés sur divers objets, bols, récipients contenant des liquides, dans un débordement de fluides et de matières organiques.

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LES VISITEURS DU SON # 2

mercredi 07 novembre à 21h
à la Galerie MLS
123 quai des Chartrons, 33000 Bordeaux
www.123-galerie-mls.fr

performance sonore et visuelle

Quelques minutes de soleil après minuit

Xavier Quérel // Projecteur 16mm
David Chiesa // Contrebasse Carbone
Jean-Philippe Gross // Électroniques

Xavier Quérel projette ici sur un écran de papier de format A4, Jean-Philippe Gross utilise un dispositif composé d'une table de mixage câblée sur elle-même, de walkmans, de petits haut-parleurs et de matériel électronique bon marché, David Chiesa joue d'une contrebasse en carbone. QUELQUES MINUTES DE SOLEIL APRÈS MINUIT... est une performance sonore et visuelle variant de la précision au chaos. Sur le mode de l'improvisation, le trio mêle image cinématographique et musique électroacoustique de chambre. Le film et la musique sont intimement liés. Il semble que la matière picturale soit issue du son ou l'inverse tant les éléments ici travaillés fusionnent, se sculptent l'un l'autre.
http://quelquesminutes.free.fr/

Xavier Quérel
Né en 1966, vit à Grenoble. Sa pratique de l’improvisation a recourt à la projection cinéma (16mm, super8) et la lumière, principalement avec la Cellule d’intervention METAMKINE, dans le cadre de performances mêlant film et musique.
Il est co-fondateur de l'atelier MTK, un laboratoire de cinéma artisanal qui gère toute la chaine de production d'un film en Super 8 ou 16mm, de la prise de vue jusqu'au tirage, en passant par le développement, les trucages et le montage.
Animateur d'ateliers de cinéma artisanal dans divers cadres pédagogiques, il a présenté sa démarche artistique dans de très nombreux contextes, du centre Georges Pompidou aux petits villages de brousse en Afrique.


Jean-Philippe Gross
Né en 1979, il vit et travaille à Metz. Il pratique la musique électronique via une table de mixage bouclée sur elle-même, des microphones, des petits hautparleurs et un synthétiseur analogique Serge Modular. Il travaille avec la chorégraphe Marie Cambois (We killed a cheerleader 1 en 2008), et collabore avec Will Guthrie, Ferran Fages, Xavier Charles, Clare Cooper, Lionel Marchetti, Franz Hautzinger, Jean-Luc Guionnet, Arnaud Rivière, Pascal Battus, John Hegre, Norbert Moeslang, JazKamer Metal lineup…
http://jxpx.free.fr


David Chiesa
Travaillant depuis 1997 sur la notion d'improvisation, David Chiesa nourrit son travail de la relation aux autres pratiques artistiques :
la danse (avec Fine Kwiatkowski, Marie Cambois, Véronique Albert, Yukiko Nakamura, Abdesalam Raji, Masaki Iwana...), la poésie (avec Ly Thanh Tien, Charles Pennequin...), le cinéma expérimental (avec Xavier Quérel, Gaëlle Rouard...), la lumière (Christophe Cardoen, Sébastien Perroud, Julien Lobbedez...).
Son jeu s’appuie sur la matière du réel et l'individualité dans l'improvisation. Il est aussi fortement influencé par les articulations propres aux musiques électro-acoustiques avec lesquelles il collabore régulièrement.
Après avoir participé à l'aventure du réseau d'artistes La Flibuste et avoir travaillé avec le Collectif Ouie Dire, il co-fonde l'association Le Clou engagée dans la réflexion et la diffusion des pratiques de l'improvisation.
En tant qu'improvisateur, il participe à de nombreuses rencontres et multiplie les collaborations sur le long terme avec des musiciens tels que Jean Luc Guionnet, Mathieu Werchowski, Jean-Sébastien Mariage, Anne Julie Rollet... Il a joué en Europe, aux États Unis, au Liban, en Afrique, au Japon, en Estonie.
http://david.chiesa.free.fr/

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LES VISITEURS DU SON # 3

vendredi 16 novembre à 21h
aux Lectures Aléatoires

19 rue des Augustins - Bordeaux (Victoire)

concert

Etienne Coussirat // Dispositif acoustique pour cymbales et bandes magnétiques
Des bandes magnétiques, fixées sur des cymbales, génèrent des sons par un frottement avec les mains. Les cymbales servent à la fois de résonateurs et d’amplificateurs, mais elles deviennent également sources sonores en entrant elles-mêmes en vibration par sympathie.

Etienne Coussirat est un musicien évoluant dans les sphères de l’improvisation électroacoustique et de l’invention d’instruments impossibles. Son travail se focalise sur la perception auditive et l’exploration de phénomènes acoustiques.
http://e.coussirat.free.fr

FILM

The Nihilist Spasm Band au grand complet, en 1968.




What about me : The Rise of the Nihilist Spasm Band
Un film documentaire de Zev Asher
(Canada, 2000, vidéo, vostf, 1H20)

"Quand vous éliminez l’échelle, la clé, le répertoire, la catégorie, les règles traditionnelles et même le fait de briser les règles, que reste-t-il ?" C'est la question que pose Hugh McIntyre, défunt bassiste d'un groupe qui joue depuis 40 ans et est la plus grande gloire artistique dont se réclame l’Ontario, au Canada.
Durant le jour, les membres sexagénaires du Nihilist Spasm Band, travaillent en tant que professeurs, artistes ou médecins. Certains sont à la retraite. Mais presque tous les lundis soirs, le Nihilist Spasm Band fait du "bruit", un style de musique librement improvisée à partir d’instruments artisanaux. Aujourd’hui, leurs disques sont distribués au Japon où ils semblent être de véritables légendes, donnant des concerts et apparaissant à des émissions télévisées de variétés. What about me, documentaire cacophonique et cocasse s’il en est, relate l’histoire et la récente reconnaissance du groupe, fondé en 1965, au travers d’images d’archives et d’entretiens avec les six membres de la formation originelle, de réactions de leur famille, collègues et élèves, sans oublier les commentaires de Thurston Moore (Sonic Youth) et du cinéaste Michael Snow.
Cette formation unique en son genre, sans appartenance à une quelconque mouvance artistique, a botté le train des conventions musicales et initié une voie radicale dans le domaine des arts sonores avec un brio, un humour, une constance que n’auraient pas reniés les Dadaïstes, ni les emplâtreurs de piano du groupe Fluxus.

www3.sympatico.ca/pratten/NSB/

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LES VISITEURS DU SON # 4

samedi 24 novembre à 21h
aux Lectures Aléatoires

19 rue des Augustins - Bordeaux (Victoire)

concert

Michel Henritzi // Guitare solo
Intense et subtile, une musique de nuit électrique entre blues abstrait et folk dépouillé qui se déroule tel un ruban d'asphalte dans des paysages fantômatiques - un road-movie imaginaire où se coulent les ombres de Ry Cooder et de Neil Young.
Michel Henritzi improvisera sur un film muet du cinéaste britannique Guy Sherwin, Messages * (format 16mm, 35 min.)

Critique musical, spécialiste des musiques actuelles japonaises et grand défricheur, Michel Henritzi est membre de Dustbreeders et Howlin' Ghost Proletarians. Il a collaboré avec un très grand nombre de musiciens et d'artistes (Junko, Rinji Fukuoka, Tetuzi Akiyama, Taku Sugimoto, Toshimaru Nakamura, Jojo Hiroshige, Tetsuo Furudate, Mattin, Nicolas Moulin, Aya Onishi & the Nihilist Spasm Band...)
http://michelhenritzi.canalblog.com/





FILMS

Under the shadow of Marcus Mountain
de Robert Schaller
(USA / 2011 / 16mm / n&b / muet / 5 min 30)
Un film "hypnagogique", sur les bords de la perception -
méditation sur un paysage naturel familier redécouvert
au travers d'un oeil sauvage.


Ghosts and Gravel Roads
de Mike Rollo
(Canada / 2008 / vidéo / 16 min.)
Un inventaire de mémoires et lieux perdus ; le paysage blanchi
par le soleil de Saskatchewan est une métaphore du déplacement,
un cadrage du vide et de l'absence. Voyageant dans des villes oubliées
guidée par de vieilles photos de famille, la caméra dresse un catalogue
des vestiges obsédants du passé, monuments fragiles
et communautés disparues.


* Messages
de Guy Sherwin
(GB / 1981-1983 / 16 mm / n&b / 35 min.)
"MESSAGES a été réalisé sur une période de 3 ans, alors que ma fille Maya apprenait à parler puis à écrire.
La source d'inspiration majeure de ce film fut la curiosité de Maya pour le monde, commençant avec des questions en rapport avec ses perceptions du monde physique, et, alors qu'elle grandissait, se rapportant aux conduites sociales. Ces questions "innocentes" (en dehors du fait qu'il était impossible d'y répondre) m'ont semblé être d'un ordre philosophique qui défie des vérités bien établies. Il m'apparaissait clairement que le savoir acquis à travers le langage obscurcit notre capacité à percevoir.
Le rythme du film est lent, et la structure ouverte. Les images progressent à travers des associations indirectes plus qu'à travers des séquences linéaires, permettant au spectateur de voir à nouveau des images du début du film, aussi bien que de dessiner à partir d' associations enfantines personnelles (deux types de mémoire sont impliqués ici). La perception du film est donc unique pour chaque personne." Guy Sherwin

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à suivre...